Afrique de l’Ouest : Le Nigeria fait bouger les lignes de la nouvelle monnaie l’Eco

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Grâce au leadership du Président Nigérian le Général Muhammadu Muhari, la monnaie ECO tel que proclamée unilatéralement par la France et son pion Ouatara est rejeté par les pays membres de la CEDEAO.

Bravo au Président Muhammadu Buhari pour son courage et son sens élevé de patriotisme. Ce qui vient de se passer à Addis-Abeba au cours du 33 ème sommet de l’Union Africaine est historique et doit être largement diffusé. Cela demande une solidarité des peuples africains partout dans le monde autour de l’engagement du Nigéria pour la victoire sur les espions de la France à l’image d’ALlassane Dramane Ouatara de la Côte d’Ivoire, Maky Sall du Sénégal et autres Wadagni-Talon du Bénin. C’est désormais clair, le Nigéria et les peuples Africains sont en guerre ouverte contre l’impérialisme sauvage fraçais et ses pions. Restons déterminés et engagés et la victoire sera à nous. Merci !

L’ÉCO authentique de la CEDEAO a été au centre d’une réunion de clarification des pays membres de la CEDEAO, à Addis-Abeba :

En marge du 33 ème sommet de l’Union Africaine, l’UA, le Président en exercice de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, le Président du Niger, Issoufou Mahamadou, a présidé une sommet extraordinaire des chefs d’États des pays membres de la CEDEAO. Entre autres sujets ,il a été discuté de la monnaie commune unique africaine de la CEDEAO , l’ECO. À l’occasion du dit sommet, le géant économique de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO, le Nigéria, par la voix de son président, Le Général Muhammadu Buhari, a remis les pendules à l’heure.

En effet, il a rappelé sans ambages les décisions qui ont été prises par les quinze pays membres de la CEDEAO, relatives à la création et à la mise en œuvre effective de l’ECO. Par conséquent, la mise en œuvre de la monnaie commune unique africaine, ECO, de la CEDEAO, doit être subordonnée aux conditions ci-après :

1/ Aucune centralisation des devises de la CEDEAO dans les écritures des livres ouverts au trésor français, ne sera acceptée.

2/Pas d’intermédiaire dans la convertibilité de l’ÉCO en l’euro en  dollar, ou en  toute autre monnaie de paiement international.

3/La CEDEAO doit gérer sa monnaie de façon souveraine sans aucune ingérence extérieure.

4/ l’ÉCO doit être convertible en toutes les monnaies du monde.

5/ La monnaie ÉCO doit être frappée dans un pays africain Donc le taux de change de l’ECO sera flexible, flottant, ce qui permettra de mieux répondre aux exigences du commerce international avec plusieurs partenaires hors de la zone euro. Par conséquent la gestion de l’ECO sera assurée par la banque centrale de la CEDEAO, la monnaie sera frappée dans un pays africain, aucune garantie de la convertibilité de la dite monnaie ne sera requise, l’ECO de la CEDEAO, aura un taux de change flexible, ce qui permettra sans nul doute l’accélération d’une véritable industrialisation des pays membres de la CEDEAO, source de la création de la richesse. Car le supplément des devises dégagées au lieu d’être déposées au trésor français sera utilisé pour faire  face aux dépenses d’investissement dans la sous-region.

À Addis-Abeba, les pays membres de la CEDEAO ont levé toute équivoque, leur monnaie aura un taux de change flexible, elle sera frappée en Afrique et gérée par une institution monétaire de la CEDEAO, en toute indépendance, gage de la souveraineté monétaire et de développement économique et social. Les partisans de la servitude monétaire volontaire n’ont pas pu infléchir les progressistes, partisans de la souveraineté monétaire de la sous-region ouest-africaine. C’est encore une fois, l’Afrique des progressistes qui gagne, qui sort grandie et renforcée !

La décision portant sur les modalités de la mise en œuvre de l’ECO, est bel et bien, celle confirmée par le sommet des chefs d’États de la CEDEAO, l’annonce unilatérale d’Abidjan, du 21 décembre 2019, a été clarifiée et bien nuancée, la décision communautaire s’impose à tous.

Les choses sont donc claires, la décision prise à Abuja ,au Nigéria, le 29 juillet 2019 portant création l’ ECO et celle portant sur les modalités de la mise en œuvre de l’ECO de la CEDEAO, sont toujours en vigueur et seront respectées par tous. C’est une décision communautaire prise en  commun accord. La locomotive de la CEDEAO est le Nigéria, suivi du  Ghana, la Côte d’Ivoire se devrait de cesser certaines agitations inutiles et se mettre dans les rangs.

Le Nigéria à lui seul représente 70 % du PIB de toute la CEDEAO réunie.  Le Ghana, depuis qu’il a pris sa distance avec les institutions de Bretton-Woods, son économie se porte très bien, sa monnaie, le CEDI est devenu une très forte monnaie parmi les monnaies les  plus bien gérées au monde, le CEDI  concurrence le Dollar américain. La majorité des pays membres de la CEDEAO y compris ceux de l’UEMOA, ont plus intérêt à s’aligner sur la position du Nigéria et du Ghana que de suivre la position suicidaire, minoritaire de la Côte- d’Ivoire qui utilise la ruse pour les maintenir dans la servitude monétaire.

Dans une union économique et monétaire, les États n’ont pas des amis mais des intérêts supérieurs des peuples à défendre. La France se devrait d’arrêter certaines manœuvres et se devrait de respecter les décisions de la CEDEAO.

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