Cameroun : 25 PME outillées sur les normes d’application obligatoire

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Elles ont été sensibilisées au cours d’un séminaire tenu à Douala le 26 août dernier qui leur a permis d’acquérir des connaissances qui les rendent plus compétitives sur le marché de la sous-traitance.

Par L’Expression économique

D’après Evariste Yameni, directeur de la Bourse de sous-traitance et de partenariat du Cameroun (Bstp), la contrefaçon a gagné du terrain au Cameroun et en Afrique, et touche particulièrement le secteur génie électrique : « 40 à 80 % des produits électriques vendus sont contrefaits et ne respectent pas les normes en vigueur. Les disjoncteurs, les interrupteurs, les câbles, les prises électriques, les rallonges… sont de plus contrefaits ». Face à cette situation et au fait que ¾ des entreprises contenues dans la base de données de la Bstp sont du secteur de génie électrique, la Bourse de sous-traitance a pensé à outiller les PME membres de son secteur à travers un séminaire de sensibilisation sur les normes rendues d’application immédiate dans le secteur du génie électrique.

Il s’est tenu le 26 août 2020 à Douala. Un peu plus de 25 PME y ont répondu présentes. Selon l’explication de Francis Noël Zibi Zibi, directeur des normes à l’Anor, la principale norme applicable dans le secteur du génie électrique est celle sur les installations électriques basses tensions, c’est-à-dire les bâtiments qui reçoivent du public (maisons d’habitations, hôtels…)

Dans cette norme aussi, on précise celles pour les matériels électriques: interrupteurs, câbles… Pour lui, toutes ces normes sont rendues d’applications obligatoires et doivent être respectées, elles doivent avoir à la fin un certificat de conformité faute de quoi elles peuvent faire l’objet de sanctions ou de poursuites judiciaires. Il fait savoir que l’Anor est en train de travailler sur le marquage camerounais des produits : « nous avons fait le nécessaire et nous espérons que lorsque le consommateur ira sur le marché, il trouvera la marque de conformité de l’Anor sur le produit (il est marqué NC). Nous l’avons déjà sur les masques, les gels…»

A l’en croire, la norme est la garantie qu’on a, soit un ouvrage de qualité soit, un matériel de qualité. À la base, elle est d’application volontaire, mais pour des raisons de santé, de sécurité et de protection de l’environnement dit-il, on va rendre une norme d’application obligatoire et c’est le cas pour les installations électriques. « Tous les bâtiments avant leur mise en service devraient avoir fait l’objet d’un contrôle pour vérifier les installations électriques qui y sont faites. Il est important que ce soit respecter pour éviter d’avoir des désagréments dans l’exploitation de l’ouvrage : les incendies, les courts-circuits…», fait savoir Francis Noël

Zibi Zibi, directeur des normes à l’Anor.

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