Cameroun / Affaire Dit – Bolloré : La cause renvoyée en novembre

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L’audience du jeudi 22 octobre 2020, initialement prévue pour l’ouverture des débats, s’est résumée au renvoi, en raison de l’absence des assesseurs.

Par Le Messager

Des délégués du personnel, les avocats des différentes parties, la presse nationale et le grand public qui espéraient suivre le choc des idées et le poids des arguments, jeudi 22 octobre 2020, à l’audience de la Chambre de conseil et d’arbitrage de la Cour d’appel du Littoral, consacrée à l’affaire opposant le Collectif des ex-employés de Douala international terminal (Dit) à l’une des filiales du Groupe Bolloré (Dit),doivent ronger leur frein. Et pour cause, la Cour a renvoyé le procès au 26 novembre 2020. La composition irrégulière de cette cour, l’a empêchée de statuer, notamment l’absence des assesseurs, à l’origine de ce deuxième renvoi. Selon des sources internes à la Cour d’appel, ces assesseurs avaient été dûment notifiés par le biais des convocations. Mais ils n’ont pas cru devoir y déférer.

Toutes choses qui ont contraint les avocats du Collectif des ex-employés que sont Me James F. Epo et Mohamed Djenabou, à produire à la cour, un bordereau de pièces, notamment une pile des documents, des bulletins de paie de leurs clients. Me Nyemb, conseil de Dit était représenté par un autre avocat travaillant dans son cabinet. Pour rappel, cette affaire est aujourd’hui enrôlée à la Cour d’appel du Littoral, précisément à la Chambre de conseil et d’arbitrage, parce que lors des négociations au ministère du Travail et de la sécurité sociale, les parties n’ont pas pu accorder leur violon. Les représentants de Dit n’avaient pas cru devoir prendre l’engagement ferme de payer les droits sociaux dus à leurs ex-employés. Le collectif des ex-employés a saisi alors la Chambre de conseil et d’arbitrage de la Cour d’appel du Littoral, afin que justice soit rendue, c’est-à-dire obtenir de cette juridiction, l’obligation pour leur ancien employeur, de payer leurs primes de licenciements, primes de bonne séparation et autres congés annuels, conformément au droit du travail.

Bon à savoir, on en est arrivé à ce niveau en raison du non renouvellement du contrat de concession à Douala international terminal, dont le bail sur l’exploitation et la gestion du terminal à conteneurs du Port autonome de Douala (Pad) a expiré au 31 décembre 2019. Le cabinet camerouno-américain chargé de défendre les intérêts de 430 employés est confiant pour la suite de l’affaire. Le 26 novembre 2020, probablement s’ouvriront les confrontations, dans l’espoir que les deux assesseurs seront présents à cette autre audience-là.

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