Cameroun : Affaire Jean W. Sollo son avocat indexe le ministère public

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Pendant sa plaidoirie du 24 mars dernier, au Tribunal criminel spécial (Tcs) de Yaoundé, sur l’accusation présumée de détournement de 156 millions Fcfa contre l’ex-directeur général de la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater), Jean William Sollo, et ses 2 autres anciens collaborateurs au sein de cette entreprise, l’avocat d’Eugène Francis Abossolo, Me Richard Assamba, pense que tout ceci n’est qu’un procès kafkaïen programmé contre son client.

Par La Nouvelle

L’affaire de l’ex-directeur général de la Camwater, Jean Williams Sollo,

accusé d’un détournement de 156 millions Fcfa de deniers publics au sein de la Camwater, en coaction avec l’ex-directeur des Affaires administratives et financières (Daf) de cette entreprise, Dieudonné Mah, et le représentant de la firme française Lms au Cameroun, Eugène Francis Abossolo a connu un nouvel épisode lors de la dernière audience. Selon l’avocat de ce dernier, Me Richard Assamba, parlant du ministère public, ce procès n’est qu’«un acharnement, une hérésie juridique ».

Le 24 mars dernier, alors que les conseils de Williams Sollo et ceux de l’ex-Daf de la Camwater avaient sollicité et obtenu un renvoi pour le 9 juin prochain pour défendre leurs clients, c’est plutôt Me Richard Assamba, qui a tenu à défendre son client devant le Tcs ce jourlà. Toujours est-il que l’ancien patron de la Camwater est accusé d’avoir attribué de gré à gré 4 marchés de fourniture du matériel hydraulique aux Etablissements Lms Cameroun et Lms Cameroun Sarl, pour un montant d’environ 115 millions Fcfa entre le 2 et 3 septembre 2012. Pourtant, l’accusation démontre qu’au moment des faits, les 2 Lms n’existaient pas légalement.

En plus, les avances de démarrage à hauteur de 40 millions de francs octroyées par la Camwater à ses partenaires, n’avaient pas été retenues lors du paiement définitif des marchés qui, aux yeux de ladite accusation n’ont jamais été livrés. Déjà, l’on se rappelle que le 19 mars dernier, le ministère public, comme les avocats de la Camwater, partie civile dans le procès, avait souhaité la condamnation des mis en cause pour ces faits présumés de détournement de deniers publics, de blanchissement de capitaux et de violation du Code des marchés publics.

Au regard de toute cette manœuvre juridique, Me Richard Assamba associe tout simplement cette accusation à un « psychodrame », à un « procès kafkaïen ». Un ton assez dur à l’endroit du ministère public et son unique témoin, Francis Onguene, le chef de service de la comptabilité au moment des faits, mais pourtant retrace la véracité des faits. « Nous sommes ici par la faute d’un homme, M. Onguene, qui aura délibérément fait du faux en fabriquant de fausses factures Lms pour équilibrer sa balance, ses comptes en débit-crédit », précise Me Assamba.

MAUVAISE FOI

Sur ce coup, le procureur général s’est indigné du fait que le magistrat du parquet ait requis, malgré la panoplie de preuves présentées aux débats, la culpabilité des accusés aux motifs que les« marchés n’ont pas existé, n’ont pas été exécutés ». Pour Me Assamba, 2 choses peuvent justifier ce jusqu’auboutisme : « soit le procureur est frappé d’amnésie, soit il est de mauvaise foi ». « L’on se croirait au temps de l’inquisition… Dans une cour martiale. Il a oublié le principe élémentaire d’un procès pénal… Oublié qu’il peut requérir à charge et à décharge… Oublié son serment… Sans le parquet, ce dossier aurait pris fin à l’information judiciaire ». Me Assamba va jusqu’à estimer que ce réquisitoire est un « véritable non-sens », une « hérésie juridique ». Par ailleurs, selon les faits au centre…..

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