Cameroun : Au cœur de la mafia à l’Art dans la régulation des Télécoms

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S’il y a bien une chose à laquelle la Pca de l’Agence de régulations des télécommunications (Art), Pr. Justine Diffo Tchunkam, n’aurait pas dû s’attendre de la part de ceux qui redoutent la commission d’un audit à l’Art, que ceux-ci lui citent des versets des Saintes écritures, après qu’ils aient senti le mauvais vent se lever le 27 mai 2020, lors du premier Conseil d’administration extraordinaire, dans son engagement à mettre en conformité les textes organiques de l’Art, avec la réglementation en vigueur. Pourtant, cela a été suffisant pour mettre le feu aux poudres et pour que les flammes qui se sont levées aussitôt au siège de l’Art, embrasent toute la République en léchant même les flancs sensibles du régime au pouvoir à Etoudi.

Par La Nouvelle

On aurait même pu l’appeler à haute voix à la rescousse comme on appelle un urgentiste, que cela ne surprendrait personne. Pourtant, le couteau branlant dans la plume, Mme Libom Li Likeng née Mendomo Marinette, animée par un sentiment d’urgence peu habituel, n’aura pas longuement attendu pour voler au secours du Dg de l’Art, en adressant une lettre de rappel à l’ordre au Pca, dont les termes frisent un certain parti-pris. Tout ceci, avec un certain sens de la théâtralité qui fait plus penser à la chicane et au respect d’un agenda bien planifié de mise en route d’une mise en scène macabre.

Celle qui devait par tous les moyens faire de Justine Diffo, l’idiote idéale de la cabale et le bouc à sacrifier sur la place publique pour arrêter net son effroyable projet d’audit. Le pire du calice que ne veulent surtout pas boire Philémon Zo’o Zame et d’autres nombreux faiseurs de princes de la coterie, véritables forces coalisées aujourd’hui en ordre de bataille pour la défense des énormes et juteux privilèges dont jouit depuis plusieurs années un clan repu, aujourd’hui dépité et fébrile.

Bien évidemment, comme vous l’aurez subodoré, cette mise en scène macabre avait pour objectif de présenter Justine Diffo comme une personne qui fonctionne en écureuil, comme tout affairiste, ressortissant de l’Ouest, avec pour seul souci permanent, non de veiller à la bonne gestion de l’entreprise dont elle vient d’être nommée Pca, mais de ménager dans son tronc d’arbre des noisettes pour préserver ses intérêts et ceux des ressortissants de sa région d’origine. Voilà l’image que les comploteurs veulent que les Camerounais retiennent aujourd’hui de la nouvelle Pca de l’Art.

D’où ce premier stratagème par lequel on instrumentalise avec un volontarisme de matamore et une perversité diabolique, Simon Kaldjob, administrateur qu’on présente pourtant comme le mouton noir du Conseil d’administration de l’Art. C’est lui qui est choisi pour servir d’appuie-bras à la maffia, afin de mieux faire fonctionner cette logique de la vermine  qui doit à tout prix broyer Justine Diffo. A savoir : diaboliser mardi celui avec qui l’on a dîné lundi. Et quand le piège se referme sur elle, avant l’entrée en scène de Mme le ministre des Postes et Télécommunications, on fait appel à Boris Berthold, un activiste vitrioleur rarement avare d’une pique acrimonieuse à l’égard du régime d’Etoudi, accréditant ainsi au passage la petite histoire communément admise, selon laquelle ce sont les hommes du pouvoir même qui utilisent dans l’ombre ce contempteur attitré du président Paul Biya.

RAPPEL À L’ORDRE

D’ailleurs, il faudra avoir une vanité ridicule pour prétendre le contraire après avoir écouté la conversation entre ce Boris Bertold et Patrice Nouma, la semaine dernière, un autre activiste fort en gueule, jamais avare, lui aussi, de saillies assassines envers le régime de Yaoundé. Et que dit-il pour la circonstance ? « (…) Tu vois que cette femme-là est Pca. Le premier Pca s’appelait Hessana Mahamat. C’est comme ça qu’ils ont monté le coup, parce qu’il demandait à Zo’o Zame de lui dire ce qu’il avait fait de 2 milliards 300 millions Fcfa. Zo’o Zame est allé voir ses frères du village : les Meva’a M’Eboutou, Ferdinand Ngoh Ngoh, Libom Li Likeng, pour qu’ils se mettent d’un côté, afin d’exercer la pression ayant pour objectif de l’enlever.

Et c’est ça qui a été fait. Maintenant quand Mme Justine Diffo arrive, elle n’a pas encore « open » la marmite qui sent dans la maison, on veut déjà la nuire (…) ». A écouter ces 2 activistes de la diaspora, c’est tout un programme… A tout le moins, c’est à cette aune que de nombreux analystes ont commencé,  en fin de semaine dernière, à décrypter la teneur des termes de cette correspondance que Mme le Minpostel adresse, le 17 juillet 2020, à Mme le Pca de l’Art. Surtout que ces termes transpirent à souhait la condescendance et une réelle volonté d’un rappel à l’ordre très partisan. Tenez ! « Mme le président du Conseil d’administration, (…) il m’a été donné de constater que les situations conflictuelles au sein de l’Art étaient dues au non-respect par les organes de gestion, des dispositions réglementaires en matière de gestion des établissements publics, ainsi que des règles d’éthique et de gouvernance, notamment pour ce qui est du dernier recrutement ». Avec ça le ton est donné…

Car, ces propos de Mme Libom Li Likeng ont seuls suffi, la semaine dernière, à provoquer des lazzis et des quolibets dans certains milieux du pouvoir à Yaoundé. Ceci, sous les vivats de nombreux gogos chahuteurs qui s’en donnaient même à cœur joie comme s’ils avaient réalisé un exploit. Celui d’avoir réussi, en un tour de main, de jeter en pâture la nouvelle « Mme propre » de l’Art. De quoi se gargariser des effets espérés de ces propos de Mme le Minpostel, afin de pouvoir vider leurs excellentes bouteilles, sur fond de caverneux gazouillis gastro- intestinaux ; gloussant d’aise et de délices convenues ; distribuant par-ci les bons points et par-là les mauvais, avec le même automatisme satisfait d’un huissier qui procède à une saisie ; convaincus qu’ils sont en ce moment l’instrument du Bien terrassant les forces du Mal. Reste cependant qu’une lecture plus profonde de cette correspondance de Mme Libom Li Likeng et une appréciation plus objective de ses instructions suffisent à donner les coudées franches à Mme le Pca de l’Art pour mener à bien d’autres nobles objectifs comme nous allons le voir dans la suite du dossier.

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