Cameroun – Covid-19: Le comité de veille de l’Extrême-Nord durcit le ton

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Au cours de la réunion d’évaluation tenue vendredi dernier à Maroua, la mise en œuvre de sanctions contre les contrevenants a été évoquée..

Par Cameroon Tribune

Il y a quelques semaines, l’Extrême-Nord était l’unique ne comptait camerounaise qui ne comptait pas de porteurs du coronavirus. La situation a basculé. Du 29 avril, date de la signalisation du premier cas de maladie, au 15 mai, 27 cas de maladie ont été enregistrés dont deux décès, un à Mada dans le Logone et Chari, et à autre à Maroua, chef-lieu de la région. Cette révélation a été faite le 15 mai au cours de la réunion d’évaluation de la cellule régionale de veille présidée par Midjiyawa Bakari, le gouverneur qui est à la tête de cette instance. Cette réunion a permis de faire le tour des contraintes auxquelles font face les autorités sanitaires, avec en bonne place le manque de structures de confinement et l’insuffisance de matériel.

Autre difficulté, la lourdeur dans le processus d’obtention des résultats des tests car, jusqu’ici, les examens se font à l’annexe du Centre Pasteur de Garoua dans le Nord. Midjiyawa Bakary est abondamment revenu sur le projet de filtration des entrées à l’Extrême-Nord, à travers la mise en place de check-points dans les lieux stratégiques ; on envisage même de créer des lieux de confinement dans ces check-points, question d’empêcher l’importation du coronavirus.

Pour l’heure, la véritable arme conseillée est l’observance des mesures barrières et de distanciation. « Nous sommes tous des malades qui s’ignorent. Protégeons-nous et protégeons notre entourage », a martelé le gouverneur. Midjiyawa Bakary a promis que les préfets, présidents des cellules départementales de lutte contre le Covid-19 prendront part à la réunion régionale et feront des exposés dans lesquels ils présenteront les stratégies mises en œuvre dans le cas de cette lutte.

Pour ce qui est du préfet du Diamaré qui a pris part à cette, réunion, à travers les forces de l’ordre et de sécurité, il est déjà entré en guerre contre tous ceux qui n’arborent pas de masque faciaux dans son territoire de commandement ; le contrevenant paie une amende de 5000 F et achète instantanément le masque au prix de 2000 F.

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