Cameroun – Covid-19 : Le ministre de la Santé publique Manaouda Malachie sur les braises

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Par le journal Essingan

Le rapport d’audit du fonds spécial de solidarité nationale, mis en place par le président de la République, pour la lutte contre le coronavirus, dressé par la Chambre des comptes de la Cour suprême reconnait une gestion légère des ressources financières allouées au ministère de la santé publique, ou presque tout a été mis en place pour faciliter les détournements des fonds mis à disposition.

La copie du rapport d’audit dressé par les enquêteurs de la Chambre des comptes de la Cour suprême, au sujet de la gestion des fonds de la riposte Covid-19 au Cameroun accable trois ministères en particulier, celui des finances, de la recherche scientifique et de l’innovation, mais principalement, celui de la santé publique. L’administration en charge de la gestion de la santé des Camerounais, dirigée par Malachie Manaouda voit ainsi plusieurs de ses responsables épinglés par les enquêteurs de la Chambre des comptes. L’audit relève, pour ce qui est de l’administration de la santé publique, une absence des contrôles préjudiciables à la bonne exécution des marchés que le ministère de la santé publique a attribué à certains prestataires intervenant dans la stratégie de lutte contre le Coronavirus.

Le rapport note, par exemple, l’absence dans ce processus des comptables-matières, une absence de fait, «susceptible de faciliter les détournements». De même, dans ces marchés passés, il manque cruellement la signature du contrôleur financier. Une situation qui selon la Chambre des comptes, a provoqué «un total des engagements de crédits du Minsanté pour 2020 qui s’est élevé à 81,8 milliards de Fcfa, en dépassement de 31,6 milliards de Fcfa».Pour étayer ses observations, la chambre des comptes a épluché le cas d’un des fournisseurs du Minsanté, Mediline Medical Cameroon Sa.

Le rapport révèle que «des cas avérés de mauvaises pratiques et de détournements» ont été recensés. Parmi lesquelles, une surfacturation de 15,3 milliards de Fcfa à son profit en sa qualité de principal attributaire des marchés des tests de dépistage (et son intermédiaire Moda Holding Hong Kong).

Cette «entreprise inexpérimentée» sur laquelle le Minsanté a pourtant porté son choix, «au détriment des sociétés locales qualifiées» curieusement continue de pratiquer des prix bien supérieurs et «déconnectés des prix du fabricant et ceux sur le marché international». A tout ceci s’ajoute le fait que le Minsanté, Malachie Manaouda a engagé des dépenses dans des lignes budgétaires en ignorant le compte d’affectation spéciale. «Bien qu’il ne soit pas signataire des marchés d’acquisition des tests de dépistage et eu égard aux montants en jeu (25 milliards de Fcfa), il est peu vraisemblable que le ministre de la Santé publique ait pu être tenu dans l’ignorance et à l’écart des manœuvres tendant à facturer les tests de dépistage à un prix déconnectés de la réalité du marché», lui impute le rapport de la Chambre des comptes.

Il s’agit notamment de celles relatives aux tests de dépistage (25,7 milliards de Fcfa) à l’entreprise Mediline Medical, aux équipements de protection individuelle (26,78 milliards) et aux équipements médicaux (11,77 milliards). C’est que, ces marchés ont été passés alors que le décret du 22 juillet 2020 définissant les activités du programme «renforcement du système sanitaire» et répartissant les fonds qui leur ont été alloués n’était pas encore connu. 708,4 millions Fcfa, c’est le montant du préjudice imputé au Minsanté pour des faits de double paiement dans certains marchés tel que celui de la construction du poste de santé de l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen. Un marché réalisé par l’entreprise Global Construction et dont le montant initial était de 216,28 millions Fcfa. Mais au total, ce chantier a coûté 259,85 millions de Fcfa, selon les conclusions du rapport. Les unités de prise en charge dans le cadre de la riposte Covid ne sont pas exemptes de malversations.

«Au total la Chambre constate que trois marchés spéciaux ont été réceptionnés et payés entre avril et octobre 2020 pour un montant de 1,25 milliards de Fcfa alors que les prestations étaient inachevées à la date du 31 décembre 2020», déplore le rapport. Parmi ces marchés on peut citer celui du poste de santé de l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen, la réhabilitation du pavillon de neurologie et l’extension du pavillon Lagarde de l’hôpital central de Yaoundé, qui jusqu’à date est toujours en chantier. Ayant lui-même arrêté 303 …..

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