Cameroun – Fecafoot : Tombi A Roko échappe à une condamnation

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Trainée à la barre par le comité de normalisation de Me Happi, la seule équipe dirigeante de la Fecafoot qui a réussi à remporter une Coupe d’Afrique des Nations, au crépuscule des deux dernières décennies de disette, vient d’être blanchie. Deux décisions de justice démontent la plainte introduite le 25 octobre 2018, contre une quinzaine de justiciables dont Tombi à Roko Sidiki et Moussa Blaise, respectivement anciens Président et Secrétaire Général de la Fédération camerounaise de Footbal. La première datant du 17 juillet 2020, est l’ordonnance de Non-lieu rendue par le juge d’instructions au Tribunal de grande Instance du Mfoundi. La deuxième, constatant l’abdication de la Fecafoot est un certificat de Non-Appel, qui a été établi par le Greffier en chef de la chambre de contrôle et de l’instruction de la Cour d’appel du Centre.

Les cartes sont définitivement rabattues dans l’affaire Fecafoot vs Tombi à Roko et Cie. Les procédures judiciaires contre l’ancien président de la fédération n’ont pas prospéré à la Cour d’appel du Centre. Poursuivis pour des faits présumés : « d’irrégularités ayant facilité la distraction de divers montants dans le projet de construction des stades de football de Bagangté, Bafia, Bamenda et Sangmelima, ainsi que dans le fonctionnement des autres activités de la fédération pour un montant tant évalué à plus d’un milliard de F », les 15 coaccusés, dont l’ancien président Sidiki Tombi à Roko, le Secrétaire général, Blaise Moussa, ou encore le Directeur administratif et financier, voient leur avenir en rose, fort des arguments qu’ils ont en toute circonstance excipée. Après un an et neuf mois d’instances, la plainte qui avait pour fondement le rapport d’audit pour l’année 2017 effectué par le Cabinet Bekolo and Partners pourtant commis par le président Tombi à Roko, connait désormais un triste sort. L’Ordonnance de non-lieu du juge d’instruction est fondée sur le rejet de toutes les conclusions du rapport d’audit.

Le triomphe de la justice En effet, le 17 juillet dernier, le juge d’instructions au Tribunal de grande Instance du Mfoundi, Ruben Tang, a rendu une ordonnance de non-lieu. Puis, le 24 Juillet, un certificat de non appel a été établi par le Greffier en chef de la chambre de contrôle et de l’instruction de la Cour d’appel du Centre. « Certifions qu’aucun appel n’a été enregistré à ce jour à l’encontre de ladite ordonnance », peut-on lire. Du côté de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), c’est un sujet dont on ne parle pas. On apprendra juste qu’elle a interjeté appel de cette décision de justice devant la Cour d’appel du Centre. Une tournure nouvelle qui pourrait influencer la décision de la commission d’éthique de la Fecafoot qui avait suspendu Tombi à Roko à vie de toutes les activités du football en juillet 2019.

Honneur lavé : vers la restauration de Tombi à Roko Pour la justice, les faits de l’accusation ne sont pas établis. Radié du football en juillet 2019 camerounais suite à une décision de la Commission d’Ethique de la Fécafoot, l’ancien président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), suspendu à vie par la Commission d’Ethique de la Fecafoot, a eu gain de cause devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi. Il est convenant de préciser que Parmi les motifs ayant entrainé cette suspension, il y’avait principalement les malversations de la gestion des projets de construction desdits stades cités. Il lui avait aussi été reproché d’avoir transformé un don de 6 000 ballons offerts par l’équipementier des Lions indomptables d’alors, Puma en achat de ballons d’un montant de 79 millions F. A, d’avoir détourné des fonds de près d’un milliard de FCFA, de faux et usage de faux et abus de biens sociaux. Il lui avait été infligé une amende de 10 millions F. Le condamné avait fait appel auprès du Tribunal de grande instance de Mfoundi. Cette juridiction vient de prendre le contre-pied de la Commission d’Ethique de la Fécafoot, en désavouant sa sentence contre celui qui a géré la fédération entre 2015 et 2017et apporté au Cameroun sa seule Coupe d’Afrique des Nations depuis les deux dernières décennies.

Alors que ses adversaires l’accusent de mauvaise gestion, M. Tombi A Roko Sidiki vient de voir son honneur lavé devant la justice. L’ancien président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), dont le mandat a été interrompu en 2017, et quinze de ses anciens collaborateurs, sont sortis sains et saufs des poursuites judiciaires engagées contre eux devant le Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi par le Comité de normalisation de la Fécafoot version Dieudonné Happi.

Depuis deux ans, ils s’expliquaient sur un ensemble de faits qui, selon l’accusation, avaient facilité un détournement de la somme de plus de 1 milliards francs. Un forfait qu’ils étaient accusés d’avoir réalisé pendant leur période gestion de la Fécafoot. Le 15 juillet dernier, en effet, le juge d’instruction a clôturé l’enquête judiciaire autour de cette affaire. Il a élargi tous les mis en cause pour faits non constitués (non-lieu à poursuites). Les raisons de dénouement sont contenues dans le rapport d’enquête judiciaire disponible. Tombi qui confirme l’information, annonce qu’il entend tout mettre en œuvre pour sa réhabilitation par la Fécafoot.

Par Le journal L’Elite

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