Cameroun : Frank Thierry Lea Malle producteur du film ”Innocent (e)”

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Réalisateur camerounais, il présente son tout premier long métrage qui est une invite à réfléchir sur la complexité des interactions entre les citoyens, les acteurs politiques et les forces de l’ordre.

Par Le Messager

C’est son premier long métrage. « Innocente », le film de Frank Thierry Lea Malle, raconte l’histoire du sous-officier de gendarmerie, Joséphine Mbuntcha, joué par Virginie Ehana, qui se trouve confrontée à une affaire controversée de double tentative de meurtre entre une adolescente de 17 ans incarnée par Fidèle Ngo Bayigbedeg et un homme politique interprété par Noel Ferdinand. L’histoire est saisissante. Elle dure 1 heure et 40 min et se déroule à Abong-Mbang, chef-lieu du département du Haut-Nyong, dans la région de l’Est, au Cameroun.

La jeune fille et l’homme politique s’accusent mutuellement de tentative de meurtre pendant leurs ébats sexuels. Le sous-officier, Joséphine Mbuntcha, doit mener l’enquête, s’appuyant sur quelques indices parlants et des pièces à conviction, comme les traces de sang visible sur les vêtements ou encore l’arme du crime, un couteau et un tissu de couleur rouge. Ces éléments seront minutieusement analysés, exploités, pour débusquer l’auteur du crime. Tout cela avec, en filigrane, les difficultés quotidiennes des populations locales, notamment en ce qui concerne l’insuffisance des services de base.

« Reflet des maux de la société »

« Je pense que les sujets sont assez d’actualité, que ce soit ceux relatifs aux violences faites aux femmes, concernant la sexualité précoce ou encore les soucis d’électricité dans la ville d’Abong Mbang. Je pense que comme tout auteur, j’ai observé ma société et essayé de refléter les maux qui la minent mais aussi et surtout les forces dont elle recèle à travers des personnages assez caractériels qui, au contraire de toujours se plaindre, prennent le taureau par les cornes », confie Frank Thierry Lea Malle. Pour le réalisateur, visiblement satisfait d’avoir mené son projet à bout, les choses n’ont pas vraiment été faciles. Un premier long métrage nécessite de beaucoup d’énergie et de moyens. « Les difficultés sont légions mais aussi propres à plusieurs premiers longs métrages, la pression, le manque de temps et surtout de moyen. On n’est jamais assez bien préparé pour son premier long.

Mais le plus important c’est de se rappeler que ça a été une merveilleuse aventure avec de merveilleuses personnes qui ont chacune donné de leur énergie pour la réussite du projet », souligne-t-il, avant de s’arrêter sur le contexte très particulier de la sortie du film. « Cette année a été assez dure pour le monde du spectacle et encore plus pour le cinéma. C’est malheureux qu’à cause de la situation sanitaire mondiale on n’a pas pu vendre le film, du fait des salles fermées, mais tout ce qu’on espère c’est que le public qui viendra voir le film, le trouve à son goût ».

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