Cameroun – Harouna Bako DG-A Port de Kribi: ‘’ Notre management offensif nous permet d’accroître nos parts de marchés’’

0
388

Le Directeur Général Adjoint du Port autonome de Kribi interrogé par le magazine de son entreprise, PAK magazine ce mois de janvier 2020.

Quelle appréciation faites-vous du développement des activités ?

L’appréciation de la première année d’exploitation de notre plateforme portuaire ne peut être que positive. Quel que soit le prisme par lequel vous abordez notre activité, vous verrez toujours une forte progression. La mise en cohérence de nos avantages comparatifs, notamment une infrastructure moderne, un positionnement géographique stratégique, des procédures simples et dématérialisées ainsi que des tarifs compétitifs ne pouvait qu’être à la base d’un démarrage très prometteur.

Je voudrais surtout mettre en avant la détermination du Top Management et de l’ensemble des équipes qui ne ménagent aucun effort pour faire connaître le port et ses services. J’en veux pour preuve la multiplication des séminaires, des forums, des rencontres, des partenariats et des conventions avec les acteurs directs et indirects de la place portuaire nationale et internationale. Notre management offensif nous permet chaque jour d’accroître nos parts de marchés, de renforcer notre visibilité et d’imprimer durablement la destination Kribi comme une place portuaire de référence.

On sait par ailleurs que, comme c’est de tradition au Cameroun, les populations riveraines des grands projets et structures publiques nourrissent de grandes attentes, voire des exigences en termes d’emplois notamment.

Comment est-ce que le PAK gère-t-il cette situation ?

Le Port autonome de Kribi est une entreprise citoyenne qui, au titre de ses priorités, intègre la prise en compte des préoccupations sociales et environnementales de l’ensemble de ses parties prenantes et principalement des populations riveraines. Nous en faisons une exigence de premier ordre dans toutes nos actions et projets. Vous conviendrez avec moi que les premiers résultats se font déjà ressentir et qu’il serait fastidieux dans le cadre d’un tel échange de les lister tous. Pour ce qui est du volet précis des emplois, il faut rappeler que dans son adresse à la Nation du 31 décembre 2017, le Président de la République avait déclaré : « Nous allons parallèlement intensifier nos efforts en matière de création d’emplois, notamment en faveur de notre jeunesse. L’achèvement de grands projets, tel le Port de Kribi, qui entrera bientôt en activité, offre à cet égard d’intéressantes perspectives ». C’est donc dire que l’attrait pour le Port de Kribi va au-delà des populations locales. La problématique à ce propos est globale et je peux dire qu’elle est en cours de règlement avec la participation des entreprises qui s’installent sur le domaine portuaire. Plus les structures s’installeront, plus les besoins de main d’œuvre seront élevés et plus de jeunes, qu’ils soient natifs de Kribi ou d’ailleurs, trouveront du travail. Le nombre d’Autorisations d’Occupation Temporaire délivrées aux entreprises désireuses de mener des activités au Port de Kribi est sans cesse croissant. C’est le résultat du marketing offensif dont je viens de faire allusion. Je peux vous rassurer à ce propos que nos équipes, que j’encourage au passage, ne ménageront aucun effort pour maintenir à la hausse cette cadence d’installation.

Sur un tout autre plan, vous avez présidé en début de cette année un  séminaire de formation des responsables du PAK à l’élaboration d’un plan de performance. Sa mise en œuvre est-elle déjà une réalité ?

Effectivement, courant février 2019 nous avons tenu un séminaire à l’attention des Chefs de Structures sur les techniques d’élaboration du plan de performance. Il était question de capaciter notre personnel dans le cadre du pilotage de la performance globale de l’ensemble de notre chaine de valeur. Dans un environnement extrêmement compétitif comme le nôtre, l’urgence est de passer du cap de l’efficacité pour celui de l’efficience. Les premiers résultats ont commencé à se faire sentir, mais je pense que la meilleure évaluation sera faite au moment de l’élaboration du prochain budget avec la qualité des plans de performance qui seront présentés par  les différentes structures ayant pris part à cette formation. Ces documents devront impérativement prendre en compte les exigences de planification, d’organisation, d’implémentation, de contrôle et d’évaluation.

Vous suivez de près les Projets d’Investissement Stratégiques (PIS) en cours d’implémentation au PAK. Quels en sont les principaux résultats à la fin du premier semestre 2019 ?

De prime abord il convient d’indiquer qu’il s’agissait pour nous de nous  soumettre à une exigence règlementaire, notamment le Décret du Premier Ministre du 21 juin 2018, fixant les règles régissant le processus de maturation des projets d’investissement public ; le PAK étant une entreprise publique ayant l’Etat comme unique actionnaire. Des retours d’expériences auprès de certaines structures en matière de gestion de projets ont mis en évidence un certain nombre de carences, notamment des doublons ou des omissions. La démarche mise en place par le PAK au moment du lancement des 15 projets stratégiques a le mérite de la transversalité en ce qu’elle intègre et implique dans chaque projet, les représentants, à un niveau élevé de toutes unités de travail concernées par le projet. Il s’agit, au travers de cette démarche scientifique, d’avoir une meilleure plateforme de rationalisation du suivi de nos projets pour en dégager une plus grande rentabilité. Les premières tendances sont encourageantes en termes de qualité des contributions et je reste convaincu que le maintien de cette dynamique nous garantira la réussite et dans les délais de l’ensemble de nos projets.

En début de cette année, le Port a reçu des délégations tchadiennes puis centrafricaines. Des visites qui intervenaient au plus fort des rumeurs d’un abandon des ports camerounais par les importateurs de ces deux pays, lassés des tracasseries le long des routes. Qu’en est-il réellement ?

Au titre de nos avantages comparatifs, j’ai parlé tout à l’heure de notre position stratégique au sein du Golfe de Guinée. Cette position avantageuse nous permet de desservir des pays n’ayant pas de façade maritime comme le Tchad et la République Centrafricaine, ainsi qu’une partie du nord du Congo. Je peux vous rassurer que la coopération entre ces pays et les ports du Cameroun et singulièrement le Port de Kribi est excellente. Des espaces ont été dédiés au Tchad et la République Centrafricaine pour leurs diverses opérations. Toutes les ressources du

PAK sont mises à contribution pour leur garantir une très haute qualité de service. La préoccupation relative aux tracasseries routières est une problématique qui va au-delà des limites de la compétence du PAK. Mais néanmoins nous participons très activement à la synergie d’action mise en place par le Ministère des Transports, la communauté portuaire et les autres acteurs pour juguler ce fléau et assurer la fluidité du passage de la marchandise en partance et à destination du Port de Kribi.

Source : PAK Magazine

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici