Cameroun : L’Anor de Charles Booto A Ngon forme les journalistes en Normes et qualité

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L’Agence des normes et qualité a organisé jeudi dernier à Yaoundé un séminaire à l’intention des hommes de médias.

Le sujet semblait simple, pourtant complexe, quand on sait que plusieurs structures camerounaises semblent remplir la même mission, à l’instar du Comité de compétitivité, du bureau de mise à niveau des entreprises camerounaises ou du ministère du Commerce sur le plan des contrôles et répression.

La présentation de Francis Zibi (directeur des normes) sur la « normalisation et son importance pour la compétitivité de l’économie camerounaise » ne viendra pas encore rassurer. D’ailleurs, le jeu des questions-réponses qui suit son exposé va anticiper l’entrée en matière de Danielle Ndongo (directeur de l’évaluation de la conformité). Cette mission, qui lui est assignée est un gage d’assurance de la qualité des produits commercialisés au Cameroun.

Mme Ndongo a été plus qu’explicite en ce qui concerne le travail de l’Anor sur le terrain. Relevant la malignité dont peuvent faire preuve les entreprises, lorsqu’il faut faire une descente sur le terrain, afin d’aller vérifier les conditions dans lesquelles elles produisent. Même si ces entreprises à la recherche de la conformité – à leur demande – peuvent faire semblant, le temps de la mission d’être correcte, l’Anor, elle, a une bonne stratégie de contrôle pour confirmer les écarts entre les contrôles en entreprises et les produits sur le terrain.

« L’Anor joue le consommateur mystère », a confié Mme Danielle Ndongo, qui a cependant précisé que la mauvaise qualité d’un produit n’est pas toujours la faute de l’entreprise. Les paramètres tels que le transport du produit ou sa conservation peuvent déteindre sur sa qualité lorsqu’il parvient aux mains des consommateurs. En ce qui concerne les analyses sanitaires, l’Anor ne dispose pas de laboratoire propre. Elle sous-traite à plusieurs laboratoires dont le plus connu est le centre Pasteur.

Serge Sadjo (directeur du contrôle qualité) a rappelé sa mission, qui, souvent n’est pas très visible du grand public. Peut-être éclipsée par les sorties – en force – du ministre du Commerce. Il faut rappeler qu’il existe au Cameroun plus de 300 normes d’application obligatoire sur quelque 8.000 produits. Les normes sont élaborées au sein d’un comité technique avant d’être homologuées. Comité auquel l’Anor apporte une contribution technique, a indiqué Francis Zibi.

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