Cameroun : L’armée en bon docteur de la Santé publique

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Les forces de défense mobilisent d’importants moyens humains et matériels pour soigner les malades, jusque dans les coins les plus reculés du pays.

Par Cameroon Tribune

«70% de nos malades sont des civils ». Le directeur de la Santé militaire au ministère de la Défense, le colonel-médecin, Emile Abeng Mbozo’o, est clair et sans équivoque. Outre les hôpitaux militaires construits dans cinq régions du pays, les forces de défense ont aménagé de nombreuses structures sanitaires dans les régions, les départements, les arrondissements.

Y compris dans la péninsule de Bakassi. Mises à la disposition des populations et de l’armée et mobilisées de jour comme de nuit, ces structures de santé sont coiffées par 200 spécialistes environ. Les populations apprécient, à juste titre, la main tendue des forces de défense. A telle enseigne que les structures sanitaires de l’armée sont régulièrement bondées. A la direction de la Santé militaire, on explique que les consultations des populations s’intègrent dans le fonctionnement des structures sanitaires de l’armée. Ces structures font partie des services de la Santé publique. Même si le rôle des hôpitaux militaires vise aussi à soulager les autres services de la Santé publique de la charge de soigner les militaires.

Autant, les hôpitaux militaires soignent les civils et les militaires, autant, ils prennent souvent en charge des rebelles. Il y a une vingtaine de mois, à l’issue des affrontements survenus dans la région du Sud-Ouest, des blessés avaient été enregistrés chez les militaires et du côté des manifestants. Instruction avait alors été donnée d’embarquer tous les blessés à bord des véhicules militaires et de les soigner à l’hôpital militaire de Douala aux frais de l’Etat. Dans la confidentialité, la sécurité et l’efficacité qui caractérisent les structures sanitaires militaires. Il n’est pas superflu de noter, par exemple, que la morgue de l’hôpital militaire de Douala est de plus en plus sollicitée par les populations de la capitale économique pour le professionnalise de son personnel, au même titre que celle de Yaoundé.

Au-delà des services habituels, les forces de défense accordent une large part à la formation. Les recyclages, les stages de perfectionnement ou d’imprégnation sont réguliers dans le but d’adapter le personnel militaire à l’évolution du monde médical en perpétuelle mutation. Encore faut-il y ajouter la recherche. Dans la discrétion, les forces de défense développent une recherche de haute facture dans divers domaines de la santé publique. Cette recherche fait honneur à la santé publique en général et à l’armée en particulier.

Montrant ainsi que la dualité Armée-Nation s’exprime dans le domaine de la santé de manière éclatante. L’un des symboles de cette recherche est certainement le centre de recherche de l’armée basé à l’état-major de l’armée de terre à Yaoundé. Ce centre de recherche est, à coup sûr, le plus grand laboratoire du Cameroun, après le Centre Pasteur.

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