Cameroun : Le BIR sur tous les fronts de la sécurité depuis 20 ans

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Créé en 1999 sous la dénomination de Bataillon léger d’intervention (Bli), aujourd’hui cette force d’élite qui fait face à tous les fronts qui se dressent devant la Nation. Lutte contre le grand banditisme, insurrection de Boko Haram, piraterie maritime, crise anglophone, le Bir est sur tous les fronts.

Par La Nouvelle

Lorsque la décision de créer le Bataillon léger d’intervention est prise en 1999, la partie septentrionale est pratiquement en coupe réglée face au phénomène des coupeurs de routes. L’instabilité qui règne aux frontières septentrionales du pays avec la prolifération des armes de tous calibres favorise le phénomène. Certains pontes du régime sont mêmes à un moment accusés de collusion avec les coupeurs de route. L’avènement du Bli viendra neutraliser le phénomène des coupeurs de route.

Cela a dû donner des idées au haut commandement qui, avec la réforme des armées de 2001, a décidé de créer le Bir et d’en faire un instrument de lutte contre le grand banditisme. En effet, après la tentative de coup d’Etat de 1984, le président camerounais, Paul Biya décide de la mise en place d’une nouvelle unité pour sa sécurité. Il charge alors Abraham Avi Sirvan, un colonel de l’armée israélienne à la retraite et ancien attaché de défense à l’ambassade d’Israël à Yaoundé. La mise en place réussie de la Gp donne donc une nouvelle mission au colonel Sivan, qui a statut de conseiller contractuel à la présidence camerounaise : celui de former le bataillon léger d’infanterie (Bli) en 1999, chargé de combattre le grand banditisme et de surveiller les frontières.

Après la mort d’Abraham Avi Sirvan dans un accident d’hélicoptère le 22 novembre 2010, Mayer Herez, un général à la retraite de l’armée israélienne, lui succède. Si des informations en provenance de ce corps d’élite sont parcellaires, on peut tout de même reconnaitre que le recrutement du Bir est centralisé à la présidence de la République, contrairement à celui du reste de l’armée, y compris les forces spéciales. Son quartier général est à Yaoundé.

Le Bir se déploie sur 4 plans : la sécurisation de la presqu’île de Bakassi. A ce sujet, depuis 2009, c’est le Bir qui a mené l’opération Delta qui assure la sécurité et la protection cette partie du territoire contre les actes de piraterie, de rançonnage et de sabotage de tous ordres. La lutte contre les coupeurs de route et Boko Haram dans le septentrion et les prises d’otages à l’Est a fini par confirmer sa notoriété de force d’élite.

Aujourd’hui, le Bir marque sa présence dans chaque région militaire. Au finish, le Bir, depuis 20 ans, constitue l’un des remparts qui protège et défend le Cameroun. L’esprit qui anime les Birois, c’est la passion, l’amour du Cameroun qui les transperce, les valeurs qui leur sont inculquées depuis le début du recrutement spécial, pendant la formation et sur le terrain se ressentent au quotidien. Ces qualités sont plus perceptibles, plus concrètes, plus présentes lorsqu’intervient l’ultime sacrifice.

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