Cameroun : Les commerçants impatients de l’ouverture du Néo Congo Mall à Douala

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Le Covid-19, dont les effets auraient pu être nuisibles à l’avancement des travaux de construction du Néo Congo Mall, n’aura finalement eu que très peu d’impact sur ce projet très attendu des populations.

Par Eco-Finances

Au marché Congo de Douala, situé dans l’arrondissement de Douala II, les commerçants occupent encore la chaussée pour l’écoulement de leurs marchandises. C’est ainsi depuis ce triste jour (03 juillet) de l’année 2012 où, par centaines, ils perdirent tous leurs biens. Partis en fumée, à cause d’un terrible incendie qui se déclara dans la nuit du mardi 03 juillet de cette année-là. Les commerçants approchés mardi dernier s’en souviennent comme si c’était hier. « Ce fut une journée triste et terrible pour nous, les commerçants du marché Congo. J’avais perdu, dans cet incendie, une boutique de bijoux d’une valeur de 25 millions de FCFA. Plus grave encore, de l’argent liquide appartenant à mes fournisseurs, d’un montant d’environ 15 millions. Vous imaginez un peu ce que j’ai subi comme pertes ?», confie Paul Foka, ajoutant qu’en raison de cet incendie asphyxiant, il fut victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral).

Comme beaucoup d’autres commerçants victimes de cet incendie, Paul n’a eu la vie sauve que grâce au soutien de sa famille et des amis, ainsi que de la magie de la médecine. « Moi-même, j’ai été malade à cause des pertes enregistrées dans cet incendie. Toute ma marchandise (ainsi que celle prise à crédit auprès de mes fournisseurs) a brûlé. Toute ma vie, soit 22 ans de souffrance et de transpiration, s’est volatilisée en une journée. J’ai été hospitalisé pendant 03 mois, avant de me remettre. Ça n’a pas été facile », explique, pour sa part, Joseph Tchuenkam, un vendeur de vêtements de 53 ans.

Aujourd’hui, comme Paul Foka et Joseph Tchuenkam, tous les commerçants du marché Congo fondent beaucoup d’espoir dans l’ouverture prochaine du Néo Congo Mall au public. L’enthousiasme qui les anime, ce mardi 19 janvier 2021, puise sa source dans l’accélération des travaux de construction des nouveaux bâtiments de cet équipement marchand ultra moderne par le milliardaire camerounais Emmanuel Neossi; par ailleurs propriétaire de l’usine de transformation de cacao, Néo Industry à Kekem, dans la région de l’Ouest.

« Ce chantier avait commencé en 2013, mais il a beaucoup traîné. Heureusement, avec le nouvel investisseur, les choses semblent s’accélérer. On est content de voir que tous les bâtiments et toutes les boutiques sont déjà construits. Et la pose de la toiture presque en cours. Il ne manque à présent que les dernières finitions. On a hâte de savoir quand ce marché sera ouvert », souligne, pour sa part, Ibrahim, propriétaire d’une boutique. Ce dernier confie en passant que les tractations sont en cours, et depuis des mois, pour l’acquisition des boutiques. Ce que confirme Judith T, couturière.

« En effet, on a appris que certains grands commerçants sont déjà en train de rouler des mécaniques pour acquérir les biotiques. Or, nous pensons que la priorité devrait être accordée avant tout aux victimes de l’incendie de 2012 qui a obligé la Communauté urbaine de Douala à nous recaser provisoirement sur la chaussée, en attendant que soient bouclés les travaux de reconstruction dudit marché », déclare-t-elle. Une information que ne confirment pas les responsables de la CUD interrogés à ce sujet. Idem, pour les employés de Néo Congo Mall rencontrés sur le site de 52 000 mètres carrés qui abrite ce projet. « Nous sommes encore en train de travailler pour livrer ce chantier dans les délais (d’ici juin 2021). Je ne pense que la distribution des boutiques a commencé, confie, sous cape, un employé.

Lancés le 29 novembre 2019, en présence du ministre de la Décentralisation et du développement local ( Minddevel), Georges Elanga Obam, les travaux de construction de ce gigantesque centre commercial étaient prévus pour être livrés après 18 mois. Et en dépit de la survenue de la pandémie à coronavirus, début mars 2020, suivie d’une période de confinement d’un mois et demi, dont les effets auraient pu être nuisibles sur les délais de livraison, il se pourrait que l’impact n’aura été que de faible amplitude. Comme en témoigne, l’État d’avancement des travaux à ce jour. Plus de 70%, apprend-on.

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