Cameroun : Les menaces de la Police du Campus de l’Université de Yaoundé II font bouger le Minesup Jacques Fame Ndongo

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Les revendications formulées par les agents de police campus en « grève » depuis près d’une semaine, ont trouvé une réponse « non conciliante » du professeur Adolphe Minkoa She. Saisi, le Pr Jacques Fame Ndongo intervient.

Par L’Etudiant

Les agents de police campus sont insatisfaits. Malgré les éclairages et l’augmentation des effectifs arrêtés au préalable par le recteur, le 05 janvier dernier, certains membres de ce corps jugent les résolutions du Pr Adolphe Minkoa She « non conciliantes ». Ils ont ainsi porté leurs réclamations au ministère de l’Enseignement supérieur, le 06 janvier 2020. Un jour après, dans une correspondance adressée au recteur, le Chancelier des ordres académiques Jacques Fame Ndongo lui demande, dans un délai de 8 jours, à compter du 07 janvier, « d’y apporter des solutions satisfaisantes dans le respect des textes réglementaires en vigueur ».

Une conciliation non aboutie Pourtant, il y a quelques jours, le recteur est revenu sur la décision de la commission de recrutement. Ladite équipe a procédé à la réduction des effectifs de 129 à 82 agents. A l’issue de la réunion de crise tenue ce mardi 05 janvier, entre le Pr Adolphe Minkoa She et une délégation de cinq représentants des 116 agents grévistes, le patron de l’institution universitaire a activé sa clémence. Il a pris la résolution de recruter au total, 110 agents pour assurer la sécurité au sein de l’université de Yaoundé II-Soa pour les 12 prochains mois. Ainsi, sur les 82 nouvelles recrues (15 anciens et 67 nouveaux) dont le contrat court du 1erjanvier au 31 décembre 2021, 28 agents supplémentaires de police campus allaient bénéficier de cette décision du recteur de la seule université spécialisée au Cameroun.

Les réclamations Faut-il le rappeler, depuis le début de la semaine qui vient de s’achever, 116 candidats malheureux au recrutement des agents de la sécurité de l’université, observent un sit-in à l’entrée du campus de Soa. Entre autres requêtes, la méconnaissance de leur statut de travailleurs, un licenciement abusif. Ces agents, pour la majorité des chefs de familles, disent avoir travaillé comme agents de sécurité dans cette université pendant10 ans pour certains.

Ainsi, ils disposent de plus d’expériences que certains jeunes retenus. En plus, depuis qu’ils sont engagés, l’administration ne les a pas affiliés à la CNPS. Elle n’y a pas reversé les 12,95% de leur salaire de base qu’elle prélève par mois. Seuls les agents de la promotion de 2011 sont immatriculés. Les autres ont plutôt une immatriculation interne, attribuée par l’université. Enfin, ils réclament les primes de la catégorie 1 à 3 que le chef de l’Etat a définies dans le décret n°2012/031 du 13 janvier 2012, fixant les montants et les modalités de paiement des indemnités et primes alloués aux personnels d’appui des institutions universitaires.

La réaction administrative En réponse à ces réclamations, l’administration de l’université donne d’abord des éclairages. « Contrairement à leurs revendications, les grévistes ne sont pas des personnels de l’université de Yaoundé II, mais bien des agents temporaires qui ne sont pas régis par le code du travail. Sur la base d’un

appel à candidature, l’université procède à un recrutement d’agents de sécurité pour une période d’un an renouvelable 3 fois », peut-on lire sur le site de l’institution universitaire. Par conséquent, toutes les revendications basées sur le décret présidentiel susmentionné, ne sauraient concerner les agents de police campus. Toujours sur le site de l’université de Yaoundé II, il est écrit que la décision signée du recteur en 2011 précise les modalités de recrutement des agents et fixe la durée de leur contrat à un an renouvelable 3 fois. Un agent de police campus ne peut donc pas travailler au-delà de trois ans dans cette université. C’est pourquoi, les agents retenus lors du recrutement et les 28 ajoutés sont en majorité les nouveaux, ceux ayant moins de trois ans d’ancienneté et les plus jeunes, le corps étant créé, à en croire l’université, au bénéfice des étudiants.

Les « grévistes », insatisfaits par cette réaction et les résolutions du recteur, ont fait appel auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur. Cette fois, ils demandent soit une réintégration avec une amélioration substantielle de leurs conditions de vie et de travail, soit une séparation en bons termes, avec paiement des droits consécutifs à leur licenciement. Le Pr Jacques Fame Ndongo n’a pas tardé à donner sa réaction. Ainsi, dans les prochains jours, l’affaire pourrait connaître de nouveaux changements.

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