Cameroun – Ngarbuh : Le Mincom René Sadi rompt enfin le silence

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A chaque fois que lorsque le gouvernement s’exprime sur des sujets brûlants d’actualité, il le fait toujours de bonne foi, jamais dans le but de désinformer ou de travestir les faits, mais dans le souci de livrer au public et en toute transparence, la bonne information. C’était le cas avec les événements tristes de Ngarbuh. C’est la principale information à retenir de la communication donnée ce 28 avril 2020 à Yaoundé par le porte-parole du gouvernement.

Au cours du point de presse donné mardi soir à la salle auditorium du ministère de la Communication, René Emmanuel SADI a apporté des clarifications sur les événements malheureux survenus dans la nuit du 13 au 14 février à Ngarbuh, objet d’une enquête mixte mise sur pied le 17 février 2020 par le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, d’ordre du chef de l’Etat, chef des armées, avec pour missions de faire la lumière sur ces événements tragiques et d’établir les responsabilités des différents acteurs.

Pour le ministre de la Communication (MINCOM), le rapport de la commission d’enquête mixte rendu public ce 21 avril par le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, ne dit pas le contraire de ce qu’affirmait le gouvernement le 18 février dernier. Déjà sur le fond du sujet, le gouvernement avait indiqué le contexte dans lequel l’opération militaire avait été engagée.

Convergence de vues

«Les vues du gouvernement et celles de la commission d’enquête mixte sont convergentes, en ce sens que le village de Ngarbuh était devenu un repère, une véritable base logistique de ravitaillement en armes, en munitions et en combustibles, des bandes armées sécessionnistes», note le MINCOM. Et René Emmanuel SADI d’ajouter que «l’enquête révèle de surcroît que ces terroristes s’y livraient à de nombreuses exactions dirigées contre les populations civiles, telles que des vols de bétail, des viols et autres agressions, ce que le gouvernement a également dit en son temps».

L’autre point de convergence entre les déclarations du gouvernement et les conclusions de l’enquête c’est que, effectivement, des combats ont eu lieu, engendrant des morts dont celle de cinq terroristes sécessionnistes. Le gouvernement n’a occulté le fait qu’il y ait eu des morts parmi les civils. «Seuls leur nombre exact et la responsabilité des auteurs de ces pertes en vies humaines ont été dissimulés à dessein par les éléments de nos Forces de défense et de sécurité engagés dans l’opération, pris de panique», précise-t-il.

Une autre vérité qui n’a pas été démentie par la commission d’enquête mixte, c’est celle selon laquelle le détachement des militaires et des gendarmes dépêchés à Ngarbuh n’avait pas pour objet d’exterminer des civils ou d’incendier des habitations : il ne s’agissait point d’une opération de combat, mais bien d’une mission de reconnaissance dont l’essence hélas a été faussée.

Compte rendu biaisé

Ces éléments de comparaison montrent bien qu’il n’a jamais été dans l’intention du gouvernement de travestir les faits en même temps qu’ils en attestent la bonne foi. Le communiqué du ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence est d’ailleurs sans équivoque à ce sujet, lorsqu’il affirme que, «revenu à Ntumbaw, le sergent BABA GUIDA, qui a conduit l’opération, a adressé à sa hiérarchie, un compte rendu volontairement biaisé. Compte rendu sur lequel le gouvernement a initialement fondé sa communication».

Selon René Emmanuel SADI, la bonne foi du gouvernement est d’autant plus incontestable que, nonobstant les premières informations rendues publiques sur l’incident de Ngarbuh, le président de la République a prescrit une enquête approfondie, dont a priori les résultats étaient susceptibles d’infirmer ou de confirmer les faits en sa possession. Les conclusions de cette enquête établissent plus clairement la responsabilité de certains éléments de l’armée dans l’incident de Ngarbuh et précisent les circonstances dans lesquelles cet incident s’est produit.

Renforcement de l’Etat de droit

Et le plus important, croit-il savoir, «est incontestablement la décision du chef de l’Etat d’ajouter foi aux conclusions de l’enquête indépendante qu’il a prescrite, d’en prendre acte et d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent», fustigeant au passage «les petits commentaires tendancieux, incongrus et inopportuns de certains concitoyens, qui n’ont à l’évidence qu’une connaissance très limitée du fonctionnement de nos institutions, et qui, d’ores et déjà, sans scrupule et sans vergogne, exultent, jubilent à l’idée de voir plusieurs têtes tomber».

Avant de magnifier l’acte du président de la République soucieux de construire et de préserver l’image d’une armée camerounaise forte, responsable et exemplaire. Pour le MINCOM, l’acte présidentiel administre également la preuve que le Cameroun est un Etat de droit, où tous les citoyens sont égaux devant la loi. A cet égard, les personnes mises en cause seront traduites devant les juridictions compétentes.

Soutien total à l’armée

René Emmanuel SADI a rendu un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité, qui méritent les encouragements de la Nation tout entière, pour la mission de retour à la vie normale qu’elles mènent, dans des conditions particulièrement difficiles, face aux bandes armées terroristes et sécessionnistes, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. «Les bavures que peuvent commettre, par moments et selon les circonstances, quelques éléments de l’armée, ne sauraient en aucun cas déteindre sur l’image de nos Forces de défense et de sécurité, qui ont su se distinguer tant au Cameroun qu’en Afrique et dans le monde, par leur professionnalisme, leur discipline et leur attachement constant aux valeurs et institutions républicaines».

Raison pour laquelle le gouvernement ne cessera de dénoncer l’acharnement et la stigmatisation dont font montre certains, notamment des ONG, contre les Forces armées camerounaises dont la qualité le sérieux et le sens de l’honneur sont reconnus et exaltés sur nombre de théâtres d’opérations à travers le monde. Aussi le MINCOM dénonce-t-il la condamnation sélective des exactions perpétrées sur les différentes zones de conflits : celles attribuées à l’armée camerounaise sont dramatisées et amplifiées, alors que celles commises par les bandes armées terroristes et sécessionnistes sont minorées voire occultées purement et simplement, dans un mutisme étonnant des organisations dites des droits de l’Homme.

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