Cameroun : «Nous payons 900.000 FCFA par mois pour la gare routière de Soa à la Camair»

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Prosper Essomba explique que l’organisation syndicale dont il a la charge, travaille de concert avec les autorités pour un encadrement administratif et législatif des points d’embarquements à Yaoundé.

Par Essingan

Le point d’embarquement pour Soa à Yaoundé est constamment en mouvement, peut-on savoir à quoi est due cette mobilité?

Par le passé, nous étions derrière la Camtel, c’est delà que nous partons pour la cathédrale puis à la Camair où nous nous trouvons aujourd’hui. La gare routière de Soa a eu beaucoup de déplacements. En 1998, nous chargions sur le trottoir juste au carrefour de la Camair. C’est quelques années après que le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine a créé un parking où nous devions garer nos véhicules. Aujourd’hui cet endroit est devenu étroit avec les travaux de construction qui se font à côté. Les autorités en charge ne nous ont pas encore trouvé un point d’embarquement. L’espace que nous utilisons est un terrain privé que nous louons. Et, cela nous coûte 900.000 FCFA par mois.

D’autres gares ont rallié la cause du Syntrapiurcam, elles sont toujours en train d’obstruer les routes, avez-vous déjà envisagé une réflexion dans ce sens ou cela relève de la compétence de l’autorité?

Le constat est clair, ce n’est pas la faute du Syndicat des conducteurs de transport périurbain, urbain, interurbain et rural du Cameroun (Syntrapuircam). Dans la ville de Yaoundé, il n’y a pas d’espaces aménagés pour le transport périurbain. La majorité des Camerounais vivent dans les périphéries donc ces espaces sont importants. Je crois qu’avec la décentralisation, chaque maire pourra s’organiser à son niveau pour ce mode de transport qui ne se fait pas comme celui des taxis de ville. C’est un transport qui se fait d’un point d’embarquement du centre-ville vers une périphérie. Nous nous battons sur les trottoirs pour ceux qui n’ont pas de point d’embarquement.

D’aucuns pensent que cette précarité est due à une absence de paiement de certains acomptes auprès des municipalités compétentes, qu’en est-il exactement?

Ce n’est pas ça le problème. Nous faisons les efforts pour avoir tous les documents nécessaires pour qu’une voiture fasse le transport ainsi que les taxes. Il revient à la mairie de la ville ou aux mairies de nous trouver ces espaces pour les embarquements. Si les points d’embarquements sont bien aménagés, sans aucun doute nous payerons ce qui nous sera demandé comme contribution dans les caisses de l’Etat. Nous payons déjà de fortes sommes pour louer ces espaces d’embarquements. Nous sommes disposés à payer pour aider le Cameroun à émerger. Il faut que chacun prenne ses responsabilités et nous attendons vivement que cela soit fait pour que nous aussi nous puissions travailler à l’aise.

Est-ce que vous vous êtes déjà rapproché des mairies pour leur faire part de cette situation Préoccupante?

Effectivement. Nous sommes en études actuellement avec notre premier partenaire qui est la Communauté urbaine pour les points d’embarquements. Il y a quelques jours, nous avons tenu deux réunions avec elle et nous espérons que ça ne restera pas dans les tiroirs. Nous avons fait des propositions et nous continuions à faire des propositions allant dans ce sens parce qu’ils ont demandé de trouver un espace pourtant ils sont mieux placés pour le faire. Néanmoins, nous avons trouvé des espaces et nous leur en avons….

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