Cameroun : Tapis rouge à l’ambacam de Paris pour le Prix Goncourt des Lycées Djaili Amadou Amal

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Cette portion du territoire camerounais a servi de cadre de présentation de son roman intitulé «Les impatientes», à la lauréate du prix Goncourt des lycéens, édition 2020.

Par Essingan

La salle d’apparat de l’ambassade du Cameroun en France a abrité le 02 février 2021, la cérémonie d’accueil Djaili Amadou Amal, lauréate du prix

Goncourt des lycéens édition 2020. La distinction lui vient de son roman intitulé: «Les impatientes ». La cérémonie était présidée par l’ambassadeur André-Magnus Ekomou. Pour la circonstance, M. Ekoumou était entouré de l’écrivaine Djaili Amadou Amal, et son éditrice Emmanuelle Collas, patronne de la maison d’édition Collas. Dans salle, des Camerounais de France.

Mais aussi les responsables en service à l’ambassade du Cameroun en France, et du consulat général du Cameroun à Paris. Il y avait aussi des journalistes, des femmes et des hommes de culture de différents horizons. Ponctuée de quatre prises de parole, la cérémonie a permis à l’assistance de suivre les motivations de l’éditrice Emmanuelle Collas. Mais aussi la note de lecture, l’intervention de l’auteure et le discours d’accueil de l’ambassadeur André-Magnus Ekoumou. Le roman, «Les impatientes», trouve sa trame dialectique, dans un environnement africano-islamo-sahelien, est en fait un cri de révolte qu’on retrouve dans le récit des itinéraires de trois héroïnes: Ramla, Hindou et Safira. Chacune expérimente à son tour, un aspect de la violence masculine, concentrée dans le cadre de la famille, du couple ou de la société patriarcale en général. Djaili expose de manière crue et fort les travers honteux et violents de ces sociétés dont les pratiques de perpétuent malheureusement à travers les hommes naturellement mais aussi les femmes qui jouent un rôle clé dans l’acceptation légitime de la soumission. «Les impatientes », interpelle le Cameroun, l’Afrique et le monde. Pour l’auteure, les pays les plus développés du monde, sont eux aussi, le fait des féminicides sont en hausse.

L’ambassadeur André-Magnus Ekoumou, a présente l’écrivaine, comme «une ambassadrice de la culture camerounaise et africaine en général». Faisant une remarquable incursion post-lecture dans la phraséologie de l’auteure du roman les impatientes, le haut diplomate camerounais déclare: «sous vos doigts en effet, la vie ordinaire se raconte avec poésie et les personnages tout comme les situations que vous dépeignez paraissent frappants de justesse et de crédibilité». C’est cette force narrative pétillante qu’a découverte Emmanuelle Collas et que les critiques ont salué.

«Ce savant mélange de force et de fragilité tout à la fois, d’audace et de subtilité, cette espèce de fougue passionnée mais toujours avec pudeur, modestie et élégance, cette simplicité dans l’écriture qui déconcerte presque et qui donnent à vos écrits cette saveur particulière». La cérémonie d’accueil à l’ambassade s’est achevée par la dédicace proprement dite de plusieurs exemplaires de l’ouvrage.

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