Cameroun : Tension monte à Banganté entre Marcel Niat Njifenji et Célestine Ketcha Courtès

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Le régime de Yaoundé prépare une succession dynastique à Bangangté. On se dirige vers des affrontements.

L’élection d’un maire au Cameroun n’a jamais suscité autant de tension comme ce à quoi on assiste depuis plusieurs semaines déjà à Bangangté. Le conflit qui oppose officieusement le président du Sénat Marcel Niat à la ministre de l’urbanisme Célestine Kétcha Courtès risque d’embraser tout le département de Ndé. Contrairement à la volonté populaire qui s’affiche lors des réunions, le président du Sénat est décidé à imposer son fils Eric Niat en tant que premier citoyen de la commune au détriment de Lambert Tchoumi. Une succession dynastique qui a dû mal passer au sein de l’opinion. Pour l’éditorialiste Célestin Biake, la population “est sérieuse et décidée d’autant plus qu’elle connait le parcours sinueux et problématique du rejeton qu’on lui présente.”

Bangangté en manipulation

Bangangté mon département, manipulé par quelques malades, veut faire passer après la mort du Maire Kouamo, la pilule désagréable d’un nom à problème à sa succession. Parler de succession dynastique ici au premier degré, soulèverait d’inutiles polémiques avec des réflexions comme « d’où voyez-vous ça ? » Pourtant on n’en est pas si éloigné puisque c’est à un autre degré que ça se passe et c’est par contournement dont il est question.

Ne faisons pas mystère de la chose: un fils Niat est au cœur du problème et par adoubement on le positionne à cette succession. Ce que le peuple du coin refuse. On y est même presqu’arrivé hélas faute de quorum, tout a été à reprendre.

Pourquoi le quorum n’a-t-il pas été atteint, contraignant les comploteurs à tout reprendre, s’agissant des hommes d’un même parti politique ? Voilà où se situe le nœud gordien du problème et tout l’intérêt que nous avons à nous intéresser à cette curiosité.

Les Bangangté tout flegmatiques qu’ils sont, restent d’indécrottables râleurs et plus sérieusement, des insoumis allergiques à toutes formes de servitude. Même de celle qui ne veut pas dire son nom et cherche insidieusement à les contraindre à une autre forme déguisée d’allégeance.

Tout le problème c’est le père Niat Ndifenji Marcel. Ex maire lui-même de Bangangté, Sénateur et 2ème personnalité de la République donc baron d’entre les barons s’il en est, porte un nom qui sonne désagréablement dans le Ndé actuel. Non pas pour le parti qu’il sert mais pour la population. L’homme et son nom sont catalogués comme le concentré de la boulimie en tout : pouvoir, terre, autorité. Et si en développant cette intempérance pour tout il laissait souffler quelques autres personnes, on le lui pardonnerait quelque part.

Mais que non ! Le grippe-sou qu’il est, est partout, veut tout régenter, posséder, assujettir et briller pour lui et les siens. « Tatcheut » de son ndap du terroir agace. Mais alors franchement. En porte à faux avec ses frères consanguins et la chefferie supérieure, on ne lui pardonne pas ses accaparements intempestifs des terres. 15.000 hectares de terres pour lui seul évalue-t-on dans le Ndé est-ce raisonnable ? Serait-il en train de créer sa Principauté ? Tout cela passe mal. Encore qu’on veut faire semblant d’oublier ses blocages quand il était maire pour le développement de la municipalité.

Pour revenir donc à notre préoccupation de succession à la Mairie, c’est bien la population, pas du tout oublieuse des iniquités de ce nom, qui fait pression sur les conseillers municipaux pour que le quorum ne soit pas atteint. Elle est sérieuse et décidée d’autant plus qu’elle connait le parcours sinueux et problématique du rejeton qu’on lui présente. Faut-il en parler? Non. Sa nationalité française suffit pour le disqualifier et logiquement il devrait se faire tout petit dans son coin.

Ce qu’il faut comprendre derrière cette combine, c’est un ballon d’essai que veulent expérimenter les caciques du Rdpc en région Bamiléké. Oser une imposture de succession dynastique pour confondre ce peuple dans son opposition farouche au gré à gré qui se mitonne et se profile ailleurs. Bref, montrer comment dans leur soi-disant fourberie légendaire, ils sont capables de combattre farouchement ce qu’ils tolèrent chez eux. Prenons-y de la sagesse.

Source : Cameroonweb

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