Côte d’Ivoire – Guillaume Kigbafori Soro : Et si l’heure du retour à la rébellion avait sonné ?

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Soupçonné par le pouvoir d’Abidjan de mener des activités séditieuses, l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne est désormais visé par un mandat d’arrêt international et contraint à l’exil. Dans sa dernière sortie le journal Jeune Afrique mène l’enquête sur l’avenir de Soro Kigbafori Guillaume.

Une maison, des accusations

L’opposant est visé par une information judiciaire pour détournement de deniers publics, recel et blanchiment de capitaux portant sur la somme de 1,5 milliards de FCFA. Selon le procureur de la République, Richard Adou, cette procédure porte sur l’achat de la villa de Marcory Résidentiel, un quartier huppé d’Abidjan, en 2008. Pour l’accusation la bâtisse aurait été acquise avec des fonds provenant du Trésor public. Or, l’entourage de Soro explique que ce dernier a reçu cet argent dans le cadre d’une opération plus importante engagée sous la présidence de Laurent Gbagbo. Après les Accords de paix de Ouagadougou en 2007, plusieurs personnalités ivoiriennes et étrangères ont ainsi été dédommagées. Outre Guillaume Soro, l’épouse de Blaise Compaoré, Chantal ainsi qu’Alassane Dramane Ouattara en ont également bénéficié.

L’opération avait été encadrée par Charles Koffi Diby alors ministre de l’Economie et des Finances, Simone Mama Djedje, directrice générale du trésor de l’époque, Koné Tiemoko Meyliet alors directeur du Cabinet du Premier ministre qu’était alors Soro Guillaume et par Marcel Amon-Tanoh, ministre de l’Habitat.

Retour à la Rébellion ?

L’ex-chef de guerre compte encore de nombreux soutiens dans l’armée, qui est aujourd’hui en proie au doute. Un millier de soldats encore proches de Soro Guillaume selon certaines sources crédibles. Même si plusieurs d’entre eux ont été marginalisés et l’influence de Soro Guillaume se serait diluée avec le temps. « Depuis le retour manqué de l’ex-chef de guerre, plusieurs dizaines d’éléments de l’armée ivoirienne auraient fait défection », écrit Jeune Afrique.

Le pouvoir d’Abidjan a essayé de dissuader certains en leur faisant écouter des enregistrements dans lesquels Soro Guillaume se prévaut d’avoir le soutien de la majorité de ses anciens compagnons. Les alliés compagnons de Soro Guillaume ont eu des réactions partagées.

Source : Jeune Afrique

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