Côte d’Ivoire : Guillaume Soro reste percutant quant à son avenir en Côte d’Ivoire

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L’opposant ivoirien Guillaume Kigbafori Soro a indiqué mardi qu’il comptait maintenir sa candidature à la présidentielle ivoirienne en dépit du mandat d’arrêt lancé contre lui en décembre. Il rejette les accusations portées contre lui.

Guillaume Soro n’entend pas se laisser empêcher d’être candidat à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre prochain. L’opposant ivoirien a déclaré, mardi 28 janvier, qu’il maintenait sa candidature malgré en dépit du mandat d’arrêt lancé contre lui par la justice ivoirienne.

L’ancien chef rebelle et ex-Premier ministre, soupçonné d’avoir voulu commettre un coup d’État, est visé par un mandat d’arrêt émis à la veille de Noël alors qu’il était sur le point de regagner la Côte d’Ivoire. Il est passible de la prison à perpétuité.

“Je suis candidat à l’élection présidentielle dans mon pays, la Côte d’Ivoire, le 31 octobre. Je veux vous le dire, je le demeure définitivement. Ceux qui m’ont empêché de fouler la terre de mon pays le 23 décembre dernier ne m’empêcheront jamais”, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse à Paris, ajoutant qu’il ne céderait pas “à ce chantage”.

Guillaume Soro avait tenté le 23 décembre de revenir en Côte d’Ivoire, après six mois à l’étranger. Mais il était reparti en avion vers l’Europe après avoir appris qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt. Plusieurs de ses proches, dont des députés, ont été ensuite arrêtés. Il rejette les accusations portées contre lui. L’ancien Premier ministre a qualifié mardi ce mandat d’arrêt “de fantasque, illégal et purement opportuniste” et assuré qu’il “ne cèderait pas au chantage”.

“Cette cabale ne détournera pas l’histoire de son cours inévitable”, a-t-il martelé, en assurant: “les Ivoiriens souhaitent le changement, c’est incontestable”. Longtemps allié au président Alassane Ouattara, qu’il a aidé à porter au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro s’est ensuite brouillé avec lui, jusqu’à la rupture début 2019.

Dix ans après la crise de 2010-2011 qui a fait 3 000 morts, le scrutin s’annonce tendu. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Avec Reuters et AFP

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