Croissance : La Banque mondiale optimiste pour l’Afrique en 2020

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La croissance mondiale devrait redémarrer légèrement à 2,5 % en 2020 sur fond de progression de l’endettement et de ralentissement de la croissance de la productivité. Les marchés émergents et les économies en développement rebondiront à 4,1 % en 2020, mais ce rebond ne sera pas généralisé

Moyen-Orient et Afrique du Nord : La croissance régionale devrait s’accélérer pour atteindre un modeste 2,4 % en 2020, en grande partie sous l’effet de la hausse des investissements et de la vigueur du climat des affaires. Les exportateurs de pétrole devraient enregistrer une hausse, à 2 %. Les économies du Conseil de coopération du Golfe devraient quant à elles progresser de 2,2 % à la faveur de réformes du climat des affaires et d’investissements dans les infrastructures. L’économie iranienne devrait se stabiliser, après une année de contraction, l’impact des sanctions américaines diminuant et la production et les exportations de pétrole se stabilisant. La croissance devrait atteindre 1,9 % en Algérie en raison de l’atténuation des incertitudes politiques et de la reprise des investissements. La croissance des importateurs de pétrole devrait se hisser à 4,4 %. L’augmentation des investissements et de la consommation privée devrait permettre une hausse de la croissance en Égypte, qui devrait atteindre 5,8 % en 2020.

Afrique subsaharienne : La croissance régionale devrait s’accélérer pour s’établir à 2,9 % en 2020, à condition que la confiance des investisseurs s’améliore dans certaines grandes économies, que les goulets d’étranglement énergétiques s’atténuent, qu’une intensification de la production pétrolière contribue à la reprise dans les pays exportateurs de pétrole et que la croissance demeure vigoureuse dans les pays exportateurs de produits agricoles. Les prévisions sont plus faibles que prévu, en raison du fléchissement de la demande des principaux partenaires commerciaux, de la baisse des prix des produits de base et de l’évolution défavorable de la situation intérieure dans plusieurs pays.

En Afrique du Sud, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 0,9 %, à condition que le programme de réforme de la nouvelle administration s’intensifie, que les incertitudes politiques diminuent et que les investissements reprennent progressivement. Au Nigéria, la croissance devrait ressortir à 2,1 % car le cadre macroéconomique n’est pas propice à la confiance. La croissance en Angola devrait s’accélérer pour atteindre 1,5 %, sous réserve que les réformes en cours assurent une plus grande stabilité macroéconomique, améliorent l’environnement des affaires et soutiennent l’investissement privé. Dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine, la croissance devrait se maintenir à 6,4 %. Au Kenya, elle devrait s’établir à 6 %.

Source : Banque Mondiale

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