Gabon – Brice Laccruche Alihanga : Les injonctions de l’ONU demande à Ali Bongo

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Il y a un an, Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo, était arrêté puis incarcéré à la prison centrale de Libreville pour détournement de fonds publics et blanchiment de capitaux. Avec lui, tombaient aussi plus d’une dizaine d’anciens ministres, des députés et autres hauts cadres de l’État. Saisi par l’avocat de Laccruche Alihanga, le groupe de travail de l’ONU contre la détention arbitraire demande sa libération et celle de ses proches.

L’avis du groupe de travail de l’ONU contre la détention arbitraire, daté du 10 décembre, totalise 15 pages. Le document liste les arguments des avocats et conseils de Brice Laccruche Alihanga, Grégory Laccruche, Patrichi Tanasa, Julien Engonga Owono et Geaurge Ekoh. Leurs avocats dénoncent une procédure bâclée et non conforme, des conditions de détention inhumaines, des tortures en cellule et un long maintien en isolement. Le gouvernement, de son côté, soutient que les procédures ont été régulières. Les mis en cause ont eu des visites de leurs avocats et parents.

En conclusion, le groupe de travail affirme que la détention de Lacccruche et de ses amis est « arbitraire ». Il demande leur libération immédiate et leur indemnisation. Dans une conférence de presse donnée samedi 26 décembre, Anges Kevin Nzigou, l’avocat des détenus, a indiqué qu’il attend que le Gabon exécute rapidement cet avis : « Un délai de six mois a été fixé au gouvernement gabonais qui, lui-même à partir de janvier, sera membre du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies. » Contacté, le gouvernement n’a pas souhaité réagir, affirmant qu’il pourrait communiquer la semaine prochaine.

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