George Weah ancien du Tkc de Yaoundé piqué par le virus francophone

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Liberian President George Weah attends the opening session of the Internet Governance Forum (IGF) at the UNESCO headquarters in Paris, France November 12, 2018. Ludovic Marin/Pool via REUTERS - RC1F1C103540

Au Liberia, un référendum test pour le président et ancien joueur du Tonnerre Kalara club de Yaoundé. Les opposants au chef de l’Etat craignent qu’il cherche à imiter certains de ses pairs ouest-africains en briguant un jour un troisième mandat.

Par Le Monde

Les Libériens doivent décider mardi 8 décembre par référendum s’ils approuvent une modification de la Constitution, un test pour le président George Weah dont les opposants craignent qu’il cherche à imiter certains de ses pairs ouest-africains en briguant un jour un troisième mandat.

Quelque 2,5 millions d’électeurs sont appelés à approuver ou non huit amendements à la Constitution de 1986, dont un réduisant la durée du mandat présidentiel de six à cinq ans. La révision proposée réduit également la durée des mandats des députés et des sénateurs, respectivement de six à cinq ans et neuf à sept ans. Le référendum du 8 décembre est en outre couplé avec les élections sénatoriales de mi-mandat.

L’échéance a valeur de double test pour le président de 54 ans, près de trois ans après avoir soulevé un immense espoir en accédant au pouvoir dans ce pays toujours marqué par la guerre civile de 1989-2003 et l’épidémie d’Ebola qui a touché l’Afrique de l’Ouest en 2014-2016.

L’opposition appelle au boycott

Des rumeurs lui ont attribué ces derniers mois la volonté de tirer profit du changement de Constitution qu’il appelle de ses vœux pour aller au-delà de la limite de deux mandats présidentiels, comme viennent de le faire ses homologues de la Guinée et de la Côte d’Ivoire, des pays voisins du Liberia, Alpha Condé et Alassane Ouattara.

« Il briguera un troisième mandat simplement parce que ses six premières années se seraient déroulées sous une autre Constitution. Voter “oui” au référendum serait une erreur », estime le sénateur d’opposition Darius Dillon.

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