Ouest Afrique : Le Sénégal rebaptise ses 5 Lycées publics avec des héros de son histoire

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Selon radio France internationale (RFI), la plupart des jeunes ne savent pas de qui il s’agit.

Or, la plupart des Africains connaissent Ousmane Sembène, écrivain, philosophe et cinéaste. L’un des lycées du pays de Youssou N’dour et de Sadio Mané portera désormais son nom. L’auteur de « Aventures ambigües » mérite bien cela. Tout comme ses compatriotes à l’instar d’Ousmane Sow ou Ahmad Dansoro grandes figures de l’histoire sénégalaise que les jeunes sénégalais disent ne pas bien connaître.

Il faut relever que ce n’est pas inédit au Sénégal car, des établissements publics portent déjà des noms des héros nationaux tel le Lycée Lamine Gueye de Dakar, la capitale sénégalaise. Même s’ils ne sont pas nombreux. Les lycées privés ayant pris de l’avance sur l’Etat. Il faut noter que les lycées publics ne sont pas aussi nombreux. En effet, en 2009, sur les 17 meilleurs lycées du Sénégal, seuls 5 « étaient » publics, rapportait le journal le Soleil du 3 février 2011.

Au Cameroun – comme dans la plupart des anciennes colonies – les plus grands lycées et autres établissements publics ainsi que les rues portent encore fièrement les noms des « colons » à l’instar du Lycée Général Leclerc de Yaoundé, la capitale ou le lycée Joss à Douala, capitale économique. La place la plus importante de cette ville – la poste centrale – accueille encore la statue du Général (ou Maréchal) français Leclerc. Ce que conteste d’ailleurs l’activiste nationaliste André Blaise Essama, qui avait décidé de décapiter cette statue au point où il fut arrêté en juin 2019, incarcéré pendant 6 mois à la prison centrale de Douala New-Bell et condamné à payer des amendes d’un montant de 4 millions 171 mille 365 Francs CFA de dommages et intérêts. L’hôpital Laquintinie à Douala garde encore le nom et les vestiges de la colonisation.

Parfois, lorsque ces rues ont été attribuées aux héros camerounais, grand monde ne s’en rend compte, faute d’une visibilité orchestrée par les locaux. Qui se souvient alors de la rue Ruben Um Nyobé à Douala, la rue Foé à Yaoundé Mfandena, le boulevard Ahmadou Ahidjo à Douala, le monument Charles Atangana Tsama que le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé a bloqué dans un enclos en face du ministère des Transports? Où a-t-on matérialisé l’existence de Fouda André, le tout premier délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé dont un buste serait aperçu du côté du carrefour Warda ? Mais, l’on connaît très bien la rue Foch, qui s’achève au niveau de ce buste.

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